Neufs femmes se sont données rendez-vous ce week-end là pour partager leur passion des arts textiles au cours d'un stage dirigé par Candice et Agathe Delabre.
Le samedi : " Au fil de l'histoire" ... Création et réalisation d'une des 9 pièces qui composera l'oeuvre collective. Un vulgaire morceau de toile de coton blanc, traversé par une couture horizontalement au fil rouge. Que faire de cette ligne ? Cacher, répéter, rapiécer, enluminer, gonfler, emmêler, continuer... A l'aide des techniques d'ornementation : peinture pochoir, broderie fil, broderie perles, feutre... chacune a commencé à apprivoiser l'espace intime du tissu.
Et si finalement le tissu n'était rien d'autre qu'un support, sur lequel on peut s'exprimer, loin des objets utilitaires que nous connaissons. Le lendemain ces neufs personnes ne sont pas repartis avec un sac ou un tee-shirt personnalisé mais...
Le dimanche, la mission était de se munir d'une photo personnelle.
En accueil, un tapis, une ligne de rectangle de toile de coton en partie ornementé... Et si, du collectif nous passions au particulier... Comment trouver le lien, le passage, le fil... entre l'oeuvre collective entamée et la photo, ma photo ? Entre collectif et particulier ? Peut-être le lien était déjà là...
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Nous retrouvons Sylvie, Julie, Laurence et Sandrine le samedi matin afin de découvrir ensemble l’exposition « L’Archaïque contemporain » à l’espace Ecureuil. Une expo qui regroupait 4 artistes : François Bouillon, Wolfgang Laïb, Joseph Beuys et Sarkis.
« Quatre artistes, quatre démarches mais qui se croisent dans un questionnement sur le concept d’archaïsme revisité par l’art contemporain. »
« L’archaïque contemporain est ici à lire dans la transformation de l’espace de l’exposition par la présence des œuvres dont l’archaïsme n’est pas induit par les formes produites, mais plutôt à ressentir dans l’anachronisme propre à ces gestes d’artistes contemporains, qui par la radicalité de leur expression rappellent la mémoire profonde des origines et ce premier geste de l’imposition dessinée de la main au mur de la grotte obscure, premier geste artistique de notre histoire… »
Après avoir bien mangé ensemble chez Sandrine, nous avons discuté de tout ça puis nous nous sommes mises petit à petit dans nos états de petites fourmis. Chacune a engagé une œuvre textile, parfois découlant directement de l’exposition, parfois en s’éloignant pour explorer les différentes possibilités que nous offre le textile. Tantôt peint, tantôt brodé, collé…
Dimanche rendez-vous à l’heure de chacune à l’atelier, on boit du thé, on mange du chocolat puis nous présentons à chacune la possibilité d’investir une boite, petite vitrine… Et c’est reparti pour la journée du dimanche. Chacune explore et approfondit sa relation avec le textile.
Nous nous retrouverons le mercredi 5 mars à l’atelier afin d’exposer nos réalisations et partager un apéritif…
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Nous avons proposé aux participantes de créer une œuvre, un objet qui soit en relation direct avec la nature, entre land art et art décoratif, entre composition, installation et objet. Dans ce jardin magnifique on récolte les produits que nous offre la nature, on tisse, on teint, on brode avec elle, on s’évade, dans un monde vidé de son industrie.
On teste, on crée nos laboratoires personnels, on oublie le temps…
On fait, on fabrique quoi… ?
On fait connaissance avec la matière, on découvre les différentes techniques, on ose…
Deuxième jour de stage, avec les tests, les techniques découvertes…nous proposons de finaliser un travail, une œuvre artistique ou un objet. La cadence s’accélère alors, afin de pouvoir exposer le travail réaliser en fin de journée. Rendre à la nature ce qu’on lui a emprunté. Promenade dans le jardin et découverte des œuvres de chacun.
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Dans un premier temps, nous nous sommes attardés à découvrir, tester, travailler les différentes techniques déjà abordées lors des précédents stages ou toutes nouvelles pour certain : point de broderie, laine cardée, patchwork…
Qu’est ce que l’autoportrait ?
A travers différentes inspirations piochées auprès d’artiste telle que Boltansky, Sophie Calle, Liouse Bourgeois…Nous avons observé diverses façons d’aborder le sujet de l’autoportrait, l’investissement de la personne dans son œuvre propre, de faire de sa vie, de son vécu de son portrait une œuvre d’art.
L’Art Textile est un bon moyen de faire le pont entre l’intimité et l’œuvre publique. Ce week end a permis à chacun d’expérimenter les diverses techniques proposées et de s’adonner à une exploration toute personnelle.